GianPaolo Macario présente “Le Monde en un Instant”, une exposition dans laquelle l’artiste lombard capture et fige sur la toile des images variées de la vie qui l’entoure — un kaléidoscope de moments où Macario saisit l’instant fugace d’un chat, d’un paysage, d’une femme ou d’un souvenir au bord de la mer.
L’exposition s’inscrit dans le cadre du “Parcours d’Art” organisé par l’Association Promo-Terr, qui propose aux visiteurs un véritable itinéraire artistique à l’intérieur de l’hôtel — un parcours qui, en partant du hall, les guide à la découverte des œuvres exposées, étage par étage.
Au cœur brûlant du mois d’août, La Valette se présente comme une ville figée dans le temps, sculptée dans la pierre dorée qui défie le regard et réchauffe l’air. Quelques pas résonnent dans ses rues vidées par le soleil, où le regard se réfugie à l’ombre d’un balcon, derrière l’angle d’une porte.
Les façades, couleur sable et miel, brillent d’une lumière vive, mais elles sont animées par les « gallariji » – balcons en bois peints de nuances audacieuses, vert émeraude et bleu cobalt – qui surplombent le trottoir, tels des observateurs silencieux.
Au-dessus de nos têtes, des ficelles tendues entre les maisons soutiennent des lanternes en papier coloré, légères comme des pensées joyeuses, prêtes pour la célébration de l’Assomption. Rouges, jaunes, indigo et émeraude, elles dansent dans la brise de la mer toute proche, entre ombre et soleil, attendant le soir où la ville s’éveillera dans une éclatante explosion de foi et de joie.
Dans cet instant suspendu, ma peinture capture le souffle chaud de la ville et son cœur caché, qui bat lentement, attendant la fête.
TITLE:
Le calme suspendu de La Valette
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
65 x 80
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
June 2025
SERIAL N.:
20250602
NOTES:
Sujet tiré d’une de mes photos et entièrement réalisé à la spatule
Une exposition collective majeure réunissant des artistes de différents pays européens, de Gràcia, d’Italie, d’Espagne et de France. Organisée par ROI Moving Art, l’exposition était bien plus qu’une simple vitrine : c’était une plateforme dynamique d’échange et de développement, attirant un large éventail de professionnels et de passionnés de la communauté artistique dans un lieu situé dans le centre historique de Barcelone, près de la cathédrale.
Informations sur l’événement
Période : Du 29 mai au 3 juin 2025, inauguration le jeudi 29 mai à 17h00
Lieu : Galerie C6 – Carrer de l’Hostal d’en Sol, 7, Ciutat Vella, 08002 Barcelone, Espagne
Un fromage, du pain parfumé tout juste sorti du vieux four à bois, un verre de vin rouge qui recueille la lumière du jour. Et un petit rouge-gorge en vol, comme une pensée légère, venu célébrer cette communion quotidienne sacrée. C’était le bonheur authentique qui accompagnait nos grands-parents au retour des champs, ou après avoir mené les animaux sur les sentiers des alpages. Un bonheur fait de peu, et pourtant si riche. Dehors, le ciel pouvait être chargé de pluie, des nuages bas rampaient parmi les alpages, mais à l’intérieur de la cabane brûlait la flamme du refuge, du calme, de la paix. Le berger, homme simple, ne se tourmentait pas avec des questions sur le lendemain. Il avançait dans le présent, avec dignité, affrontant chaque imprévu sans inquiétude. L’inquiétude est la maladie du citadin, qui court sans répit, bute sur ses propres désirs et se plaint de chaque obstacle sur le chemin de l’ambition. Ce n’est pas le cas du berger. Il vit dans le silence et l’attente, il ignore la raison profonde des événements, mais il sait reconnaître la beauté des petits et sincères cadeaux que la vie lui offre. Dans la chaleur de sa cabane, à la lumière d’un coucher de soleil qui teinte le vin d’un rubis, il rend grâce – en silence, du fond du cœur – pour le pain, le fromage et le doux vol d’un rouge-gorge.
TITLE:
Hymne à la vie simple
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
30 x 50 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
June 2025
SERIAL N.:
20250601
NOTES:
Sujet fantastique, réalisé entièrement à la spatule
Au commencement, il y avait la ligne. Infinie, immuable, lumineuse. Elle s’étendait silencieusement de l’éternité passée à l’éternité future, sans début ni fin — comme un souffle hors du temps. C’était la véritable vie, la vie éternelle. Sur cette ligne, suspendus au-delà du tangible, des hommes et des femmes marchaient en harmonie avec l’ordre divin. Ils suivaient la partie supérieure de la ligne, baignés d’une lumière paisible, dans un Éden où chaque pas était compréhension, présence, paix.
Mais la perfection de cette ligne cachait un secret.
Dans son tracé parfait, un point manquait. Une absence minuscule, presque imperceptible — un vide d’une taille infinitésimale, comme le dirait un mathématicien : quelque chose qui n’occupe aucun espace, et pourtant existe. Une ouverture.
Alors, sans le savoir, les hommes et les femmes trébuchent, un à un, sur ce point. Et tombent.
Ils tombent sous la ligne.
Ils se retrouvent dans la vie terrestre — un monde fluide, instable, changeant. Les formes se déforment, la vérité se brouille, les repères s’effacent. L’humain oublie la ligne, et la lumière qu’elle portait. La mémoire de l’éternité se dissout dans le brouillard de la matière.
Dans cette dimension terrestre, l’homme se débat. Il croit que cette vie est la seule. Il cherche la sécurité, il construit, il accumule — parfois au détriment des autres. Il crie, lutte, se referme sur lui-même. La souffrance l’enlace, et le temps le pousse en avant.
Mais tous ne se résignent pas.
Certains, même immergés dans la vie matérielle, n’oublient pas tout à fait ce qu’ils ne savent plus. Certains aiment. Certains prennent soin. Certains aident leurs compagnons à se relever, à chercher, à espérer. Certains lèvent les yeux vers le haut, sans savoir pourquoi, attirés par la lumière.
Et un jour, le point revient.
Le point manquant réapparaît — non plus comme une chute, mais comme une possibilité. C’est la mort, oui, mais ce n’est pas une fin. C’est la brèche qui permet de remonter. L’ouverture fine qui relie le monde d’en bas à celui d’en haut. Et alors, si le cœur humain est resté ouvert, si l’âme reste à l’écoute, il peut s’élever.
Il émerge à nouveau au-dessus de la ligne.
Mais il n’est plus le même. Il se souvient. Il reconnaît. Il retrouve l’harmonie avec le Divin, la connexion à l’infini d’où il est venu. La vie reprend son cours éternel — cette fois dans la plénitude. L’être est restauré dans la sérénité, dans la complétude, dans la vérité. Et le tableau se tait, mais il dit tout.
TITLE:
Le Point Manquant
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
90 x 60 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
May 2025
SERIAL N.:
20250501
NOTES:
Sujet fantastique, réalisé entièrement à la spatule
Parmi les montagnes silencieuses de Grigna, une écriture blanche — AMOUR — devient une sculpture et un refuge. Elle, posée légèrement sur ce mot, sourit, la tête posée sur celui qu’elle a choisi chaque jour. Le temps les a rendus complices, plus forts, plus réels. Dans cette étreinte posée sur le paysage, on célèbre un amour qui ne s’éteint pas, mais qui se nourrit des saisons vécues ensemble, comme le vent qui caresse les sommets et raconte des histoires éternelles.
TITLE:
Le temps les a rendus complices et plus forts
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
70 x 50 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
February 2025
SERIAL N.:
20250201
NOTES:
Sujet de photographie, réalisé entièrement à la spatule
Chevauchez l’été comme une reine rebelle, la fille sur la Vespa traverse les rangs avec le vent dans les cheveux. Son regard, fier et léger, révèle le secret des collines de la Versilia, où le Pinot Noir et le Chardonnay mûrissent en silence, entre caresses du soleil et parfums de jeunesse.
Derrière lui, comme un portail dans le ciel, Monte Forato veille sur les Alpes Apuanes, témoin de promenades d’enfance et d’amours murmurées.
C’est une gorgée intemporelle de Toscane, un toast à la vie qui court, à la beauté qui ne demande pas la permission, au vin qui conserve les souvenirs dans une bouteille.
TITLE:
Courbes de la Vigne et de la Vespa
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
50 x 70 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
April 2025
SERIAL N.:
20250401
NOTES:
Sujet fantastique, réalisé entièrement à la spatule
Une importante exposition collective d’arts visuels qui célèbre l’éveil du printemps à travers de multiples langages artistiques contemporains. L’exposition, qui se tiendra à la prestigieuse Galerie des Artistes de Via Nirone 1 à Milan, s’inspire de la figure mythologique de Perséphone, dont l’ascension des enfers marque le début du printemps dans le panthéon grec. Selon le mythe, lorsque Perséphone revient sur terre à l’occasion de l’équinoxe de printemps, sa mère Déméter, déesse de l’agriculture, orne la nature de fleurs, de bourgeons sur les arbres, teignant les prairies en vert et le ciel en bleu. Ce thème mythologique devient métaphore d’un double éveil : celui externe de la nature et celui interne de l’être humain. Les artistes sélectionnés sont invités à explorer ce concept de renaissance et transformation, interprétant à travers leurs œuvres le moment où les énergies renouvelées du printemps se manifestent à la fois dans le monde naturel et dans l’âme humaine. Comme l’évoquent les vers de Pablo Neruda cités dans le projet : « C’est que derrière les choses il y a toi, Printemps, qui commence à écrire dans l’humidité, avec les doigts d’un enfant joueur, l’alphabet délirant du temps qui revient. » L’exposition se veut une opportunité pour les artistes et les visiteurs de se lancer dans un voyage de reconnexion avec leur propre essence créative et leurs « projets de cœur », en puisant dans les ressources intérieures que la saison printanière éveille naturellement.
Informations sur l’événement
Période: Du 21 au 29 mars 2025, avec inauguration le vendredi 21 mars à 18h00
Où: Galerie des artistes, Via Nirone 1, Milan
J’ai eu l’immense plaisir de participer à cet événement avec mon professeur d’art, le peintre Massimo Fontanini qui a apporté une splendide œuvre intitulée « Rinascita »
Le blé doré danse dans le vent, c’est encore mai et la lumière m’éblouit. Le ciel est bleu et une brise s’élève, le vent me murmure doucement : un souvenir de coquelicots rouges, de bleuets et de marguerites aux pétales blancs, demandes d’amour répétées.
La plage m’ennuie. Quand j’y suis, je me sens ennuyé.
Si ce n’était pas pour Enzo, qui m’a permis d’installer mon chevalet et de peindre, je n’aurais d’autre choix que de dormir sur la chaise longue. Les Alpes Apuanes me regardent d’en haut, tandis que devant moi s’étendent d’abord la plage, puis une mer scintillante qui se perd à l’horizon.
Ma belle-fille a posé comme modèle, et mon fils, en tant que photographe, a capturé cette scène que j’ai ensuite transposée sur la toile.