Dans la Sagrada Família, Gaudí semble avoir accompli un geste impossible : donner à la lumière une quatrième dimension.
Elle n’est plus simplement ce qui éclaire, mais une présence vivante qui traverse l’espace, glisse le long des colonnes, embrase les couleurs et se métamorphose au fil du temps.
Dans cette œuvre, j’ai cherché à saisir cet instant où l’architecture cesse d’être matière. Les formes s’étirent, les perspectives se confondent, la couleur surgit et toute certitude géométrique semble se dissoudre.
Il ne reste que la lumière.
Une lumière qui n’appartient plus seulement à l’espace, mais qui le traverse et le transforme, rendant visible ce que nous ne pouvons habituellement pas voir : le temps.
TITLE: La lumière, dans la quatrième dimension
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
100 x 100 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
September 2026
SERIAL N.:
20260901
NOTES:
Sujet basé sur une de mes photographies et réalisé entièrement à la palette.
Sur la plage, entre le murmure de la mer et la légèreté de l’été, un homme avance, presque dissimulé derrière une explosion de formes et de couleurs. C’est un vendeur, mais il ressemble à une créature fantastique : un papillon né de l’ingéniosité et de la nécessité.
Pour vivre, il transforme son propre corps en vitrine ambulante, réinventant chaque jour son métier et portant avec lui les petits désirs des vacanciers. Les objets gonflables deviennent des ailes, et le poids de l’effort se transforme en couleur.
« L’Homme Papillon » raconte ainsi la poésie silencieuse de celui qui, face au besoin, ne renonce pas à sa dignité, mais trouve dans la créativité une nouvelle manière de continuer à voler.
TITLE: L’Homme Papillon
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
70 x 50 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
August 2026
SERIAL N.:
20260802
NOTES:
Sujet tiré d’une photographie, réalisé à la spatule
L’œuvre naît d’une réflexion sur le mythe de la marionnette transposé dans la réalité de 2026. Sur scène, toute une communauté de marionnettes apparaît docile, dirigée d’en haut par un marionnettiste qui en contrôle les gestes, les rôles et le destin : une image amère du pouvoir qui transforme un peuple en spectacle. Au premier plan, cependant, une marionnette rebelle observe sans se laisser prendre dans les fils. Fascinée mais distante, elle est animée par le désir de faire ses propres expériences, de découvrir la vérité et de conquérir sa liberté. Le petit théâtre et les personnages sur scène sont suggérés par quelques coups de pinceau rapides, tandis que la marionnette et le marionnettiste sont travaillés au couteau, avec une matière picturale à l’huile plus dense, qui les fait émerger physiquement et symboliquement de la scène.
Un cavalier, élégant et sûr de lui, lancé au galop, affronte du regard l’élan fougueux d’un jeune taureau. Les rayons de lumière traversent avec éclat le paysage luxuriant, amplifiant la sensation de vitesse et de course. Entre l’homme et la nature se tisse un dialogue de force et d’harmonie : l’énergie instinctive du taureau contre la précision maîtrisée du cavalier et de sa monture. Un moment suspendu, plein de soleil, de couleur et de mouvement.
TITLE:
Corsa in Camargue
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
50 x 50 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
August 2025
SERIAL N.:
20250801
NOTES:
Sujet tiré d’une de mes photographies, réalisé au couteau à peindre.
Au cœur brûlant du mois d’août, La Valette se présente comme une ville figée dans le temps, sculptée dans la pierre dorée qui défie le regard et réchauffe l’air. Quelques pas résonnent dans ses rues vidées par le soleil, où le regard se réfugie à l’ombre d’un balcon, derrière l’angle d’une porte.
Les façades, couleur sable et miel, brillent d’une lumière vive, mais elles sont animées par les « gallariji » – balcons en bois peints de nuances audacieuses, vert émeraude et bleu cobalt – qui surplombent le trottoir, tels des observateurs silencieux.
Au-dessus de nos têtes, des ficelles tendues entre les maisons soutiennent des lanternes en papier coloré, légères comme des pensées joyeuses, prêtes pour la célébration de l’Assomption. Rouges, jaunes, indigo et émeraude, elles dansent dans la brise de la mer toute proche, entre ombre et soleil, attendant le soir où la ville s’éveillera dans une éclatante explosion de foi et de joie.
Dans cet instant suspendu, ma peinture capture le souffle chaud de la ville et son cœur caché, qui bat lentement, attendant la fête.
TITLE:
Le calme suspendu de La Valette
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
65 x 80
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
June 2025
SERIAL N.:
20250602
NOTES:
Sujet tiré d’une de mes photos et entièrement réalisé à la spatule
Un fromage, du pain parfumé tout juste sorti du vieux four à bois, un verre de vin rouge qui recueille la lumière du jour. Et un petit rouge-gorge en vol, comme une pensée légère, venu célébrer cette communion quotidienne sacrée. C’était le bonheur authentique qui accompagnait nos grands-parents au retour des champs, ou après avoir mené les animaux sur les sentiers des alpages. Un bonheur fait de peu, et pourtant si riche. Dehors, le ciel pouvait être chargé de pluie, des nuages bas rampaient parmi les alpages, mais à l’intérieur de la cabane brûlait la flamme du refuge, du calme, de la paix. Le berger, homme simple, ne se tourmentait pas avec des questions sur le lendemain. Il avançait dans le présent, avec dignité, affrontant chaque imprévu sans inquiétude. L’inquiétude est la maladie du citadin, qui court sans répit, bute sur ses propres désirs et se plaint de chaque obstacle sur le chemin de l’ambition. Ce n’est pas le cas du berger. Il vit dans le silence et l’attente, il ignore la raison profonde des événements, mais il sait reconnaître la beauté des petits et sincères cadeaux que la vie lui offre. Dans la chaleur de sa cabane, à la lumière d’un coucher de soleil qui teinte le vin d’un rubis, il rend grâce – en silence, du fond du cœur – pour le pain, le fromage et le doux vol d’un rouge-gorge.
TITLE:
Hymne à la vie simple
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
30 x 50 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
June 2025
SERIAL N.:
20250601
NOTES:
Sujet fantastique, réalisé entièrement à la spatule
OWNER:
Aujourd’hui propriété de l’ingénieur Mario Violanti
Au commencement, il y avait la ligne. Infinie, immuable, lumineuse. Elle s’étendait silencieusement de l’éternité passée à l’éternité future, sans début ni fin — comme un souffle hors du temps. C’était la véritable vie, la vie éternelle. Sur cette ligne, suspendus au-delà du tangible, des hommes et des femmes marchaient en harmonie avec l’ordre divin. Ils suivaient la partie supérieure de la ligne, baignés d’une lumière paisible, dans un Éden où chaque pas était compréhension, présence, paix.
Mais la perfection de cette ligne cachait un secret.
Dans son tracé parfait, un point manquait. Une absence minuscule, presque imperceptible — un vide d’une taille infinitésimale, comme le dirait un mathématicien : quelque chose qui n’occupe aucun espace, et pourtant existe. Une ouverture.
Alors, sans le savoir, les hommes et les femmes trébuchent, un à un, sur ce point. Et tombent.
Ils tombent sous la ligne.
Ils se retrouvent dans la vie terrestre — un monde fluide, instable, changeant. Les formes se déforment, la vérité se brouille, les repères s’effacent. L’humain oublie la ligne, et la lumière qu’elle portait. La mémoire de l’éternité se dissout dans le brouillard de la matière.
Dans cette dimension terrestre, l’homme se débat. Il croit que cette vie est la seule. Il cherche la sécurité, il construit, il accumule — parfois au détriment des autres. Il crie, lutte, se referme sur lui-même. La souffrance l’enlace, et le temps le pousse en avant.
Mais tous ne se résignent pas.
Certains, même immergés dans la vie matérielle, n’oublient pas tout à fait ce qu’ils ne savent plus. Certains aiment. Certains prennent soin. Certains aident leurs compagnons à se relever, à chercher, à espérer. Certains lèvent les yeux vers le haut, sans savoir pourquoi, attirés par la lumière.
Et un jour, le point revient.
Le point manquant réapparaît — non plus comme une chute, mais comme une possibilité. C’est la mort, oui, mais ce n’est pas une fin. C’est la brèche qui permet de remonter. L’ouverture fine qui relie le monde d’en bas à celui d’en haut. Et alors, si le cœur humain est resté ouvert, si l’âme reste à l’écoute, il peut s’élever.
Il émerge à nouveau au-dessus de la ligne.
Mais il n’est plus le même. Il se souvient. Il reconnaît. Il retrouve l’harmonie avec le Divin, la connexion à l’infini d’où il est venu. La vie reprend son cours éternel — cette fois dans la plénitude. L’être est restauré dans la sérénité, dans la complétude, dans la vérité. Et le tableau se tait, mais il dit tout.
TITLE:
Le Point Manquant
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
90 x 60 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
May 2025
SERIAL N.:
20250501
NOTES:
Sujet fantastique, réalisé entièrement à la spatule
Parmi les montagnes silencieuses de Grigna, une écriture blanche — AMOUR — devient une sculpture et un refuge. Elle, posée légèrement sur ce mot, sourit, la tête posée sur celui qu’elle a choisi chaque jour. Le temps les a rendus complices, plus forts, plus réels. Dans cette étreinte posée sur le paysage, on célèbre un amour qui ne s’éteint pas, mais qui se nourrit des saisons vécues ensemble, comme le vent qui caresse les sommets et raconte des histoires éternelles.
TITLE:
Le temps les a rendus complices et plus forts
SUPPORT:
Cotton canvas on frame
SIZE:
70 x 50 cm
TECHNIQUE:
Oil on canvas
DATE:
February 2025
SERIAL N.:
20250201
NOTES:
Sujet de photographie, réalisé entièrement à la spatule
Après ses premières années comme illustrateur puis comme designer au sein de la Maison Piguet, Christian Dior et Marcel Boussac fondent en 1946 la maison de couture à Paris, avenue Montaigne. L’année suivante, il présente au public sa première collection Printemps-Été. Luisa et moi avons visité la Galerie Dior cette année (2022) en décembre, où cette robe est exposée et une photo a été prise à l’époque que j’ai interprétée. Sur la photo originale, la robe est entièrement noire.
« La monotonie est mère de l’ennui. » Christian Dior
Cette course a lieu à Montefalco, en Ombrie. Chaque district entraîne et prend soin d’un Bove tout au long de l’hiver, pour ensuite le faire concourir en août contre les autres districts. Les porteurs encouragent leur bœuf entre deux ailes de personnes et parcourent rapidement un chemin tracé à travers un grand champ accidenté. Le bœuf qui parcourra son chemin dans le temps le plus court tout en respectant les limites de son couloir sera le « champion ».